dimanche 29 mars 2015

80. Ma dernière lecture : La vie devant soi de Romain Gary

Aujourd'hui, on se retrouve pour une chronique à propos de ma dernière lecture : La vie devant soi, de Romain Gary, que j'ai pu lire dans le cadre du Coup de cœur littéraire, un club de lecture organisé au sein de mon école.
 
La vie devant soi a obtenu le prix Goncourt, et ce n'est pas pour rien !
Ce roman raconte l'histoire de Momo, petit garçon placé chez Madame Rosa, vieille femme qui après avoir été prostituée pendant plusieurs années, a décidé d'ouvrir son appartement pour accueillir les enfants de prostituée, moyennant finance.
En effet, à l'époque, une personne en situation de prostitution n'avait pas le droit de conserver son autorité parentale. Ainsi, les enfants se retrouvaient dans des maisons (souvent tenues par des anciennes prostituées) pour éviter l'Assistance Publique (la protection de l'enfance actuelle).
 
Momo est un petit garçon attachant, plein d'entrain, de générosité, mais qui a beaucoup de difficulté à trouver sa place, à savoir ce qui est bien ou mal et à construire son identité. Il ne connaît même pas sa date de naissance et ses réelles origines, mais visiblement Madame Rosa est très angoissée qu'il devienne comme son père.
 
La vie devant soi est à la fois un livre sur la jeunesse qui se perd et cherche à se construire, et sur la vieillesse et la difficulté des fins de vie douloureuses.
Madame Rosa et Momo sont donc deux personnages qui donnent vie à ses thématiques parfois bouleversantes et qui font réfléchir sur l'importance des origines, la solidarité entre les générations et sur le maintien en vie coûte que coûte, en dépit des souffrances et des douleurs du malade.
 
J'ai été très touchée par ce récit, menée par une plume très originale. L'auteur a choisi le point de vue de Momo, sa voix enfantine et en même temps trop mâture pour son âge, son français imparfait, ses lapsus et sa grammaire pour le moins étrange.
 
J'ai trouvé ce roman intéressant, la lecture est très rapide, mais pourtant il y a plusieurs temps morts où l'on peine à avancer. Certains schémas narratifs se répètent, le narrateur aussi, il nous perd alors l'espace de dizaine de pages, où l'on attend une nouveauté, un événement, prêt à raviver l'envie de lire.
 
Dans le cadre du Coup de cœur littéraire, je commence le dernier livre de la liste : L'étrange disparition d'Esme Lennox. Je vous en parle très bientôt !
 
Des bisous, Proxyfny !
 
En bref
Le livre : 273 pages, 7.50euros.
Un roman plaisant, intéressant en émotions et réflexions, menée par une plume originale, mais qui ne m'a pas emportée complètement, à cause de répétitions narratives et stylistiques.

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