vendredi 19 août 2016

135. Stranger Things : la série de l'été

Bonjour, bonjour !

Si vous êtes comme moi, addict au cinéma et aux séries t.v, à force d'en voir, vous avez du mal à encore vous émerveiller. Les saisons se multiplient et très vite, on a envie que ça s'arrête (combien d'entre nous attendent la fin en eau de boudin de Pretty Little Liars ? Ou même de the 100 qui me lasse déjà malgré son petit nombre de saisons). Alors on se rue sur des nouveaux projets, priant pour tomber sur une petite pépite enthousiasmante qui ne s'essoufflera pas au bout de 3 épisodes (ou deux saisons).


Cet été, devant le manque affligeant d'excitation à l'idée de continuer mes séries "préférées", j'avais envie d'un souffle de nouveauté. La preuve est, cette année, j'ai eu beaucoup de mal à reprendre mes séries. J'ai dévoré the Walking Dead et Game of thrones, mais laissé de côté les dernières saisons (en date) de Once Upon A Time ou encore the Vampire Diairies. Dès la rentrée, j'ai préféré me tourner vers la prometteuse Scream Queens (qui m'a franchement emballée) ou encore the Shadowhunters (ma foi fort divertissant et ça redonne envie de se plonger dans les bouquins).

Mais toujours pas de pépite transcendante. Alors j'ai commencé the Preacher cet été et des petits fourmillements de joie se sont emparés de moi. Du sang neuf, de l'originalité, un esprit complètement barré... mais rien d'obsédant (j'ai déjà quelques épisodes de retard et ne trépigne pas d'impatience à attendre la sortie du nouvel épisode).


Et puis, le phénomène Stranger Things est arrivé en fanfare sur Twitter. Tout à coup, Netflix était partout, tout le monde hurlant l'arrivée des dignes héritiers de Spielberg. Il ne m'en a fallu pas plus pour me lancer. Depuis un petit moment, je luttais sur les derniers épisodes de la saison trois de the 100 (j'en suis encore au numéro 10) et ne pratiquais plus trop mon anglais. Il fallait que ça change. Je pouvais bien faire une pause dans the 100 pour 8 malheureux petits épisodes de 50
minutes environ, non ?


Sans culpabilité, je commençais donc Stranger Things un mercredi soir. Un épisode. Bon, finalement, j'en regarde deux. Il est l'heure d'aller se coucher. Je reprends le lendemain au petit-déjeuner. Episode 3, épisode 4, épisode 5, épisode 6, épisode 7... Non, je dois aller travailler ! Je finis  le boulot à 23 heures mais rien à faire, le jeudi soir, à presque minuit, je lance le dernier épisode.

Quelle petite pépite (avalée en deux jours) !

Stranger Things, de quoi ça parle ? (ouais Fanny, parce que tu parles, tu parles, mais tu es déjà à la moitié de ton article et on ne sait même pas de quoi ça parle).

1983. On se retrouve en pleine partie de Donjons et Dragons avec quatre gamins attachants arborant avec fierté leurs étiquettes de club des ratés solidaires. Lorsque, le soir même, Will disparaît, le trio restant se promet de tout faire pour le retrouver.
Au coeur de l'intrigue, une expérimentation secrète de l'Etat. Quelque chose de terrifiant est arrivé à Will... Mais lorsqu'une petite fille apparaît (et ses pouvoirs avec) tout devient beaucoup moins clair.

L'enquête du trio avance, complétée par l'histoire de cette petite fille, les recherches du shérif et de la mère de Will et la chasse au monstre des adolescents (le grand frère de Will et la grande soeur de Mike, un des membres du trio). Trois points de vue pour un fil rouge et une trame de narration d'une qualité indéniable, soutenu par un montage qui n'a rien à envier à True Detective ou the Five.

A côté de ce scénario et de cette intrigue qui sauront vous captiver, vous êtes très vite embarqués dans les années 80. Sans mettre des panneaux géants "VOUS ETES DANS LES ANNEES 80", les équipes décors et costumes parviennent, en toute subtilité, à vous rappeler comment c'était de vivre dans ces années-là : les paires de Nike, les jeans très clairs, les jupes plus longues, les coupes de cheveux aériennes, les casquettes, les frigos, les boîtes de jeux de société, les voitures avec la tôle imitation bois, les motifs du papier peint... Liste non exhaustive de petits détails que vous aurez envie de contempler épisode après épisode.

Toujours pour l'ambiance, la bande originale démentiiiiielle. Ok, il y a pas mal de classiques (David Bowie, the Clash,...) mais il y a aussi (pour moi, enfant des années 90) de chouettes découvertes. Si vous doutez de mon avis totalement partial, allez faire un tour sur Spotify pour vous nettoyer les oreilles. En plus de ça, sachez que la B.O a rencontré un tel succès qu'ils sortiront un CD le 16 septembre (et j'ai déjà hâte).


A parallèle à cette intrigue qui rend accro, cette ambiance qui saura vous charmer, il y a des personnages forts auxquels vous vous attacherez très rapidement. Tout d'abord, le trio de ratés qui fait tout pour retrouver sa quatrième roue : Mike, sa tête de crapaud et son espoir indéfectible, Dustin, le gamin sans dents mais avec beaucoup de courage et enfin Lucas, la tête brûlée charismatique. Et puisque la force de Stranger Things c'est aussi ses références, dur dur de ne pas voir en ce trio le club des ratés de Ca de Stephen King ou la clique des Goonies
A la bande de garçons s'ajoute l'arrivée d'une jeune fille qui n'aura pas fini de perturber l'intrigue (et le développement hormonale de certains) et qui vous touchera en plein coeur. Sans trop en dire, je peux simplement vous assurer que le jeu de cette très jeune actrice me fait espérer qu'elle ne sera pas atteinte du syndrome des enfants acteurs enterrés à l'âge adulte.

A côté de ces enfants, des adolescents au jeu subtil qui nous éloigne des clichés, pour mieux nous remettre dans le bain des meilleures slashers des années 80 (Freddy, les Griffes de la nuit !)
Puis, la dernière génération, des adultes campés par Winona Ryder (très en forme dans son rôle de mère désespérée, entêtée et bien déterminée à l'idée de retrouver son fils) et David Harbour (convainquant en shérif hanté par la mort de sa fille et qui se soigne en se vouant corps et âme à la recherche de Will).


En bref, trois générations pour trois bonnes raisons de regarder Stranger Things, une ode aux années 80, à Donjon et Dragons, aux Goonies, aux romans de Stephen King, à E.T et au meilleur de Wes Craven et John Carpenter :  c'est captivant et terrifiant, sans jamais tomber dans la simplicité ou la banalité.

Alors quand on annonce une saison 2, je trépigne et je crie "youpi", en espérant que Stranger Things ne tombera pas dans le piège d'une saison 2 planplan, sans âme et sans véritable histoire à raconter.

Mais heureusement pour nous, l'épisode 8 augure du bon. Du très très bon.

Fanny

3 commentaires:

  1. Moi qui ne suis pas très branchée série, ta description me fait saliver *v* Compte sur moi pour t'en donner des nouvelles ;)

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    1. Ooooh que j'adore entendre ça :) merciiii

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  2. Hello :) j'ai regardé cette série tout simplement car l'histoire m'intriguait et j'ai toujours adoré Winona Ryder :)bref, je ne suis pas déçue j'ai adoré, je n'ai pas vu les 8 épisodes passés surtout les derniers qui sont excellents, le petit groupe de potes jouent super bien, ils sont attachants !
    mention spéciale à cette petite fille qui est extraordinaire ! comme tu le dis bande son géniale ;) vivement la deux ! bisous <3

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