dimanche 30 octobre 2016

145. Arrêtez de ruminer ! (ou comment retrouver sa vie après le boulot)

Bonjour, bonjour !

Aujourd’hui, on se retrouve pour un article un peu plus « mode de vie » et « zen » 
Etant donné que j’adore ce type d’article dans les magazines (pour n’en citer qu’un, Flow), je me suis dit « pourquoi pas me lancer ? »

Vie étudiante, monde du travail : on a tous une raison de garder notre cerveau en mode « full-on » alors que, logiquement, la journée de dur labeur est terminée et qu’on devrait pouvoir passer à autre chose. Mais non, on rumine. On se refait des scènes en se disant « j’aurais dû diiiire ça » , on pense à demain « oh faut pas que j’oublie de faire ça ! » et notre imagination se perd dans l’analyse de ce que les autres ont pu dire ou penser de nous en décryptant toutes nos actions. Bizarrement, lorsqu’on rumine, on penche facilement vers le négatif.


Mécaniquement, notre cerveau se remet en mode « boulot » et  soit on revit des événements passés en boucle, soit on anticipe déjà les problèmes à venir. Avec tout ça, on prend rarement le temps de se délecter de l’instant présent.

Alors aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de petits trucs et astuces pour apprendre à se déconnecter, à arrêter de ruminer. Je crois en vous (et je crois en moi haha), de nouvelles petites habitudes pourront petit à petit remplacer les mauvais mécanismes ancrés jusqu’au plus profond de votre cerveau.

Alors, on y va ?

1. Profitez de vos « SAS de décompression » : après le travail, on a très souvent un plus ou moins long temps entre la phase « travail » et la phase « maison ». Transports en commun, trajet en voiture, en vélo, à pied, chercher les enfants, vite promener le chien… Pour moi, c’est l’équivalent de 40 minutes de route. Quarante minutes pendant lesquelles je m’octroie le droit de penser en boucle à mon boulot, ma journée pourrie, les situations crises qui m’ont survoltée, mes petites victoires, mes idées de projets,… Le but étant de me dire que lorsque je sors de ma voiture, je laisse tout ça dans le coffre.

2. La musique, un outil de déconnexion : elle va de paire avec le SAS de décompression. Imaginez-moi, voix  bien perchée, en train de chanter Hot stuff de Donna Summer (je suis consciente que mes goûts pour le disco peuvent être forts douteux et méconnus des plus jeunes, alors hésitez pas à cliquer ici). N’avons-nous pas tous une chanson qu’on adore brailler derrière son volant ou en sautant sur son lit lorsque la surcharge émotionnelle se fait sentir ? Alors même si vous chantez terriblement faux, faites-vous plaisir. Dans une dynamique plus zen,  la musique sans parole permet de faire voguer tranquillement nos pensées vers de plus positifs horizons. J’ai pas mal de bande-son de films dans ma voiture, du coup. 

3. Les copains copines : si vous êtes comme moi, les premiers instants passés avec une copine ont toujours pour sujet le boulot, histoire de se plaindre un bon coup. Mais pas question de passer en mode « ouin-ouin », on s’auto-discipline et on change de sujet. Personnellement, un truc qui marche toujours avec ma meilleure amie, c’est de commencer à parler de Game of thrones, ça peut nous embarquer pendant des heures. Parler de livres avec les copines, ça marche bien aussi, et si je ne peux pas le faire en direct, je regarde les vidéos booktube des copines et ça fait tout aussi bien le job !

4. Réfléchir… Mais à quelque chose de complètement hors-sujet avec votre boulot/vos études : l’un des meilleurs moyens pour arrêter de ruminer, c’est de se concentrer sur totalement autre chose. Le but est de vous faire absorber par une autre activité qui demande de la concentration, pour obliger votre esprit à se focaliser sur : un sudoku, une page de mots croisés, un cahier d’énigmes... 

C’est à ce moment-là que vous découvrez une tendance sado-maso à ma personnalité. Vous avez le droit de crier, de me conseiller un numéro de psy. Pour me détendre, j’ai des cahiers d’exercices de maths et de physiques (voir photo). J’ai toujours beaucoup aimé les sciences, mais j’ai arrêté très tôt et je ne suis pas allée bien loin dans les programmes puisque j’ai fait un bac L. Et à force de faire des maths pour aider les ados avec qui je travaille, je me suis rendue compte que calculer des racines carrées et s’éclater avec Pythagore ça me détend. Du coup, je suis en train de reprendre les bases et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin !
En bref, rien de mieux que l’apprentissage, la curiosité pour un autre sujet, pour vous aider à dévier des ruminations du boulot : lire un classique français alors que vous êtes en fac d’anglais, vous pencher sur des exos de maths alors que vous travaillez dans le social, commencer à apprendre le japonais alors que vous bossez en laboratoire,… (liste de combinaisons non exhaustive)


5. Le divertissement à l’état brut : mais si l’apprentissage demande pas mal de courage et de volonté, le divertissement à l’état pur permettra de dorloter vos petits méninges récalcitrant à se déconnecter du monde du travail. Reste à trouver un film culte, la série télé ou le livre qui vous permettra de vous évader. Avouez, ça vous est déjà arrivé de relire plusieurs fois une même ligne parce que vous regardez les mots sans assimiler le sens de ce que vous lisez parce que dans votre tête vous êtes déjà en mode « la journée de demain va être horrible, il faut que j’aille voir untel, que je remplisse tel dossier,… ». Mais il y a des bouquins, des films, des séries, où c’est littéralement impossible de penser à autre chose, à vous de trouver votre futur coup de cœur ! De mon côté, je vous mets en photos quelques petites choses qui m'ont fait cet effet là.


6. Pratiquer une activité sportive : petit cours de biologie intense, lorsque vous pratiquez une activité sportive, vous secrétez des endorphines, bien connues comme des « hormones du plaisir » idéales pour décompresser. Dehors, c’est encore plus revigorant que dedans, course à pied ou même marche, à vous de trouver ce qui vous procurera des bonnes sensations. La musculation ça peut-être pas mal aussi, puisque vous êtes trop occupé à compter vos séries d’exercices dans votre tête pour dévier sur un autre sujet. Personnellement, il y a des jours où mon heure de vélo-héliptique est nécessaire pour relâcher la pression.

7. La nouvelle mode des cahiers de coloriage pour adultes : il y en pas tous les goûts, abordant différentes thématiques (les chats, les attrapes-rêves, Game of Thrones, Harry Potter, art-déco, Disney, etc) alors si avec tout ça vous n’en trouvez pas un qui vous a tapé dans l’œil ! Peu d’investissements nécessaires (le cahier + crayons/feutres) et je peux vous assurez que colorier, ça détend. Tout est dans le mouvement, on se concentre pour ne pas dépasser, on prend du temps pour choisir ses couleurs et (parfois) on est fier du résultat. Si vous avez un petit niveau et plus de patience, il y a bien sûr le dessin, que j'investis dans mon bullet journal, sous forme de "doodle" tout mignon. 

8. Faire du rangement : Ok Fanny, les maths passent encore, mais tu ne vas pas nous dire de passer l’aspirateur en rentrant du boulot juuuuste pour reprendre notre vie en mains en nous déconnectant Mettre de l’ordre dans la pièce où vous passez le plus clair de votre temps, c’est aussi mettre un peu d’ordre dans vos pensées. Et si vous passiez la serpillère dans votre cerveau ? (ouais, ok, je pousse trop loin l’analogie).
des impératifs contraignants ? Bah si, en fait.

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Après quelques bonnes idées, je vous propose trois fausses bonnes idées qui pourraient très bien faire plus de mal que de bien.

La méditation : lorsque vous n’êtes pas habitué à cette pratique, vous poser et tenter de vous « inscrire dans l’instant présent » peut représenter un véritable challenge. Il est même conseillé, dans un premier temps, de commencer à méditer au réveil, lorsque l’esprit n’est pas encore trop parasité par des pensées pénibles et que l’esprit est reposé. Parce qu’à la fin d’une méditation, si vous vous rendez compte que pendant 95 % du temps vous avez ruminé vos problèmes, ça n’aura pas été trop bénéfique… Mais n'hésitez pas à vous lancer avec des méditations guidées qui vous aideront à discipliner un peu plus votre esprit volatile. 


Le shopping : ok, sur le coup, c’est le pied. Le problème, c’est qu’une fois le délire passé, vous vous retrouvez avec la culpabilité de votre gros pétage de câble et ça vous ajoute une raison de ruminer. Shopping oui, mais raisonnable : je me fais plaisir, je vais m’acheter un nouveau livre. Prenez le temps de flâner et de choisir l’article qui saura vous combler sans vous mettre dans le rouge côté bancaire. (si, je vous jure, c’est possible)

Faire plusieurs choses en même temps : alors c’est sûr, ça peut paraître logique, faire plus et encore plus, se surcharger, pour oublier tout les problèmes qu’il y a en-dessous. Privilégiez une activité à la fois (bon, d’accord, colorier devant the Big Bang Theory, je vois pas le souci de prime abord) afin de pouvoir réellement vous connecter à ce que vous faites sur le moment et profiter des vertus positives de chaque activité pour ce qu’elle est. La surcharge de stimulations peut être une véritable source de stress !




Enfin, si tout ça ne marche pas, reste à faire comme moi : rédiger un article sur le blog à 00 :16, après un retour du boulot à 23h30, juste pour le plaisir de faire totalement autre chose, une activité purement plaisir et sans la moindre once de contrainte.


Fanny

2 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé ton article! En effet je suis une personne très très très stressée (même ça c'est pas suffisant pour me décrire haha), et encore plus en ce moment puisque je viens de rentrer à la fac ce qui veut dire inconnu, nouvelle vie, et surtout nouvelles formes d'examen, et beaucoup beaucoup de travail, ce qui me stresse pas mal en fait! Du coup ton article m'a beaucoup aidé, même si j'avoue que souvent quand je finis à 20h et que je rentre chez moi à 21h, je n'ai pas vraiment la foi de faire du ménage! Mais bon, je lis tous les soirs!

    Merci pour cet article et bon courage à toi :)

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    1. merci pour ton retour, c'est adorable <3
      Oui j'imagine que rentrer si tard ça donne pas envie de faire quelque chose ! Des fois, la meilleure façon de déconnecter c'est de dormir :)

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