vendredi 18 novembre 2016

148. Les Animaux Fantastiques : J. K Rowling nous enchantera-t-elle à nouveau ?

Bonjour, bonjour ! Continuez votre lecture sans peur, article garanti sans spoiler ! 

Si vous n'êtes pas partis en vacances sur une île déserte le mois dernier, vous n'êtes pas sans savoir que le film Les Animaux Fantastiques est sorti mercredi 16 novembre. Aussitôt au cinéma, nos librairies préférées arborent les couleurs du film avec un nombre impressionnant de livres sur son univers : encyclopédie du film, livres de croquis pour les fans d'art, reproduction du carnet de Norbert Dragonneau, livre pop-up, créatures magiques en bois à assembler, manuel de recherches de notre nouvel expert préféré... Et j'en passe ! 

Les Animaux Fantastiques est un film qui s'inscrit dans l'univers de Harry Potter, retraçant les aventures de Norbert Dragonneau, qui n'est autre que l'auteur de l'encyclopédie des créatures fantastiques qu'étudient les élèves de Poudlard, du moins à l'époque du sorcier à lunettes. Le film s'inscrit donc dans un flash-back : on se retrouve au début du XXème siècle, à New York, où le jeune chercheur arrive avec sa valise remplie de monstres. 

On découvre alors avec plaisir le monde des sorciers américains : les Potterhead reconnaîtront les sorts, tout en remarquant un autre vocabulaire (les Non-Maj remplacent les Moldus), des autres institutions de contrôle, des lois différentes, et surtout, un aspect délicieusement historique avec un système d'une autre époque.

Dès le début du film, David Yates (ouiii, Seigneur Dieu, il est revenu !) nous met dans une ambiance dramatique : les sorciers de New York doivent vivre dans le plus grand secret, car certains suspectent fortement leur existence et souhaitent leur nuire. Les extrémismes se mêlent pour déstabiliser les institutions établies : les mages qui suivent Grindelwald et son souhait de ne plus vivre cachés sous prétexte de protéger la population Non-Maj ou l'Eglise de Salem, anti-sorciers, qui a bien décidé de tous les exposer. 
Le metteur en scène prend son temps pour installer ce contexte bien particulier, donnant aux Animaux Fantastiques un aspect de film historique. Malheureusement, cela aura aussi pour effet une lenteur dans le début de la narration de l'histoire qui pourra déplaire aux spectateurs les plus dans l'attente d'un coup de coeur monumental


Heureusement, tel un véritable film d'aventures, J. K Rowling (qui a écrit le scénario, ne l'oublions pas !) nous offre des péripéties pour le moins cocasse avec des petits pointes d'humour qui font mouche à chaque fois. Certes, un peu moins de blagues que dans Harry Potter (pour ceux qui ne pourront pas s'empêcher de comparer), ce qui personnellement me va très bien ! L'ambiance est plus sombre dans ce film (à l'image de Harry Potter 7), alors les traits d'humour apparaissent toujours au moment où le spectateur a besoin de souffler un peu !


Je ne parlerai pas en détails de l'intrigue, mais je peux vous dire qu'on y trouve tout ce que l'on aime : des méchants, des gentils, des gentils qui s'avèrent méchants, des méchants qui pourraient bien cacher un visage plus aimable, des retournements de situation (qui ne seront peut-être pas très surprenants pour les habitués à la plume de Rowling), des péripéties au rythme trépidant, des moments plus doux et magiques, véritables instants cocooning pour notre enfant intérieur. 


Au delà de l'intrigue, c'est surtout les 4 personnages centraux qui sauront vous séduire
- Norbert Dragonneau, symbole de la protection des créatures magiques, bien courageux pour un Poufsouffle mais surtout sensible et loyal. 
- Porpentina Goldstein, enquêtrice qui a dû accepter sa rétrogradation après une trop forte implication dans une enquête mystérieuse, dévouée et en quête de justice, elle saura vous convaincre. 
- Queenie Goldstein, spontanée, douce et très protectrice, c'est un personnage très lumineux qui fait du bien dans ces paysages très sombres. 
- Jacob Kowalski, le moldu débrouillard qui pourra faire rêver le spectateur (et si nous pouvions découvrir comme lui cet univers magique ?!) et le fera rire plus d'une fois. 


Le quatuor de choc est campé par des acteurs au top, mention spéciale pour Eddie Redmayne qui, tout en subtilité, incarne avec brio la timidité, la pudeur et les convictions de Norbert Dragonneau. Avec plaisir, on retrouve Ezra Miller (déjà félicité pour son jeu dans Il faut qu'on parle de Kevin et Le monde de Charlie) qui campe un adolescent torturé aux multiples facettes, une véritable valeur ajoutée dans cette histoire menée par les adultes. 
Petit bémol dans ce casting raffiné, Colin Farell qui nous fait une fois de plus du Colin Farell bourru avec trois expressions faciales en 133 minutes. Pas fan du tout, du tout. 

Ensuite, parlons du sujet principal qui nous réunit aujourd'hui : les animaux fantastiques ! Point de dragons ou de licornes, ici, des créatures inédites sorties de l'imagination débordante de notre auteure préférée. Je ne vous gâcherai pas la surprise, mais ce bestiaire aura le mérite de vous émerveiller : magnifique (dans le sens noble du terme), trop mignon pour être vrais, facétieux, timide, craintif ou encore protecteur, chacun possède sa propre identité, sa personnalité. Les équipes conceptrices ont fait un boulot épatant. Les visages s'animent avec un réalisme déconcertant, ils nous assaillent de couleurs splendides et modifient les techniques pour donner l'impression au spectateur de pouvoir caresser chacune de créatures. 


C'est bien beau, des personnages et créatures au top, mais ça ne suffit pas à faire un bon film. Heureusement pour nous, l'univers et l'histoire se reposent sur une réalisation solide, ça explose de partout (et c'est bien fait), et cerise sur le gâteau, le montage est au service de la tension de l'intrigue, finissant de me convaincre totalement ! Ajoutez à cela quelques lignes de scénario qui resteront à coup sûr dans les annales, et je fonds. 

Comme vous l'aurez compris, j'ai un avis très positif sur ce film et je me réjouis déjà de pouvoir retrouver cette histoire pendant quatre autres films. Le plaisir supplémentaire : cette fois-ci, je ne saurais pas à quoi m'attendre, puisque je ne peux me baser sur aucun roman i La magie opère à nouveau, me donnant une fois de plus envie de me noyer dans cet univers que j'aime tant, qui aura lancé mon addiction à la lecture. Vite, vite, je m'empare de ma liseuse pour télécharger les histoire inédites et anecdotes publiées récemment par J.K Rowling... qui n'a pas fini de nous faire rêver ! 

Fanny 





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